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Basilisk, un monde de tendresse et de haine

Mon amour pour les ninjas n’a pas de limite, dès que j’ai lu le résumé de Basilisk, je savais que je devais regarder l’anime. Il était hors de question de passer à côté d’une histoire de ninja et surtout, je ne voulais pas rater le Roméo et Juliette version shinobi. Basilisk est un manga inspiré du livre Koga Ninpo Cho de Fūtarō Yamada, un classique de la littérature japonaise. Si je vous en parle maintenant alors que je l’ai regardé en 2006, c’est parce qu’une suite est prévue.

 

Fiche technique


DVD anime

 

Titre alternatif : Basilisk – The Kouga Ninja Scrolls
Origine : Manga
Episodes : 24
Diffusion terminée : du 13/04/2005 au 21/09/2005
Saison : Printemps 2005
Genres : Action –  Drame – Historique – Romance – Surnaturel
Pour public averti : Oui (nudité)
Studio d’animation : Gonzo
Licencié en France : Oui
Editeurs : Black Box  – Déclic Images / Anime Store

 


 

Résumé (source)

Le seigneur Tokugawa Ieyasu, dans l’incapacité de décider de son héritier parmi ses deux fils, va se livrer à un concours atypique pour les départager : demander aux deux puissants clans ninja, Koga et Iga, chacun représentant l’un de ses fils, de s’affronter jusqu’à la mort. Les deux chefs de clans, rivaux mais liés par un pacte de non-agression, sont ravis de cette nouvelle et se préparent à une grande guerre entre ninjas. Problème, les héritiers de chaque clan, Gennosuka de Koga et Oboro d’Iga s’aiment d’un amour profond et souhaient se marier. Commence alors la plus amère et la plus dramatique des batailles.

Mon avis 

Pour ceux qui ne connaissent pas, sachez qu’en 24 épisodes Basilisk a réussi à me mettre dans tous les états. J’ai été transportée par leur guerre, une guerre impitoyable entre les clans Iga et Kouga, une guerre qui a transpercé mon coeur tout au long de l’anime. Globalement, l’anime est parfait : une histoire cohérente, un chara design plus que parfait et une OST qui met une ambiance de folie. 

Dès le premier épisode, on nous offre un combat entre deux clans légendaires : un ninja du clan Iga et un ninja du clan Kouga. J’en ai pris plein les yeux : le pouvoir des ninjas, la vitesse de l’action, le charisme des personnages, les piques qu’ils se lancent ; on sent la tension et la haine qu’il y a entre les deux clans. Ce début était stupéfiant car non seulement le combat me tenait en haleine mais surtout le graphisme est d’une beauté incroyable. Ce début nous annonce clairement que l’action est au rendez-vous. 

Oboro

On apprend que finalement le traité de paix a été annulé pour choisir le successeur du shogun, cela a été la descente aux enfers pour tous et même pour moi en tant que spectatrice. En effet, au fur et mesure des épisodes on découvre à travers des flash-back et des combats le background des ninjas : personnalité, histoire et relations. Ils ont de sacré caractère et on comprend petit à petit pourquoi certains se sont endurcis. Toutes leurs histoires sont intenses et tragiques ce qui fait que je me suis attachée aux personnages. Je n’avais pas envie qu’ils souffrent, sauf qu’ici ils sont en guerre et quand on parle de guerre on parle bien sûr de morts. On se demande sans cesse qui mourra en premier ? Qui survivra ? Qui tuera qui ? Le suspense est bien présent, j’ai eu peur pour chacun d’entre eux. De plus, les couleurs sombres accentuent l’ambiance pour un climat lugubre, renforçant ainsi ma tristesse par rapport à cette bataille. 

Par ailleurs, les flash-back montrent que les ninjas sont avant tout humain et ont eu une vie paisible en dehors de la guerre malgré le gap des 400 ans de haine entre les Kouga et les Iga. Cependant, chaque ninja est fière de leur clan, fière de leur savoir faire et n’hésitent pas une seule seconde à tuer leur ennemi même s’il faut se sacrifier. Ainsi, les combats sont totalement justifiés, ce qui fait que cette histoire est bien ficelée.

Pour éviter de spoiler, je ne citerai pas de nom ni les scènes mais j’aimerais vous dire que les relations qu’entretiennent ces personnages entre eux sont tellement fortes et passionnelles surtout entre les deux héros. J’ai été bercée par la romance d’Oboro et de Gennosuke. C’est une romance douce, passionnante et tellement ardente qu’on souhaite de tout coeur que cette guerre cesse. 

Basilisk team kouga

Concernant les combats, bon dieu qu’est-ce qu’ils sont classes et en même temps répugnants ! Le bruitage y est bien pour quelque chose :p En tout cas, la longueur des combats est parfaite : ni trop longue, ni trop courte. Les scènes arrivent au bon moment, le rythme n’est donc pas cassé. De ce fait, je n’ai pas vu le temps passé à chaque épisode.

J’aimerais souligner une scène qui m’a donné des frissons, elle s’est passée dans le dernier épisode avec Gennosuke, il y avait tellement d’émotions dans son attaque que j’ai fini par pleurer. La fin est splendide et en même temps… je n’en dirai pas plus. Du coup, cela ne m’étonne pas que Basilisk ait reçu le prix du manga en 2004 par son éditeur Kōdansha.

Comme vous l’avez compris, j’ai été touchée par tous les personnages : Ogen, Danjou, Oboro, Gennosuke, Okoi, Yashamaru et tous les autres. C’est pour moi le point de fort de l’histoire. Certains n’arriveront peut-être pas à adhérer à l’histoire car le background des persos va assez vite (il ne faut pas oublier qu’il y a 20 ninjas au total, donc oui il faut faire vite). Pour ma part cela ne m’a pas perturbée. Le plus contraignant est de retenir les noms, une fois que c’est fait on est très vite immergé par l’histoire.

J’aimerais vous en dire plus et mettre plus d’adjectifs, mais je préfère que vous le découvriez par vous même. Je ne ferai donc pas de conclusion sur cet anime, juste… Regardez-le, vivez-le, et vous comprendrez pourquoi l’anime s’appelle Basilisk et pourquoi j’ai mis en titre “Basilisk, un monde de tendresse et de haine”.

 

Informations complémentaires


Un drama existe sous le nom de shinobi, ainsi qu’en livre aux éditions Calmann-Lévy.

 

2 thoughts on “Basilisk, un monde de tendresse et de haine

  1. je viens de terminer l’anime et ce que j’ai ressentie c’était de la tristesse mais surtout du ressentiment. De la tristesse par rapport à Oboro et à Gennosuke à eux deux ils représentaient la volonté du changement, l’amour et le pardon.Bien que leur voeux s’accomplisse je ressens de l’injustice par rapport à ceux qui ont sacrifié leur vie. Le shogun et ses sbires devraient payer le prix du leurs actes

    1. Ouii, j’ai eu le même sentiment que toi, qu’est-ce que j’aurais aimé également les venger… Je pense que n’arriverais jamais à m’en remettre 🙁
      En tout cas il me tarde de voir la suite !
      Tu as lu le manga ?

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